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Aussi, j'avais envie de faire un montage sur ce pays ou plutôt ce voyage mais dur dur de résumer en un audiovisuel de quelques minutes un voyage de 3 semaines avec sa quantité d'image innombrable présentant la diversité des décors et des habitats très différents. Je n'arrivai à me faire l'idée de mêler les paysages singuliers de la foret primaire, du volcanisme, des villes et du coté maritime avec à chacun sa faune et sa flore. Néanmoins, les premières images fut dictées par la musique mystérieuse qui traduit ce milieu étrange des forets nuageuses d'altitude. Là ou se mêlent nuages, brouillard, soleil, pluie et vent et que l'on découvre bien souvent à 30 ou 50m de haut sur des passerelles. Ambiance que je n'avais jamais gouté auparavant et que j'avais envie de partager sans oublier la découverte des animaux ; colibris, motmots, toucanets, capucins ou encore singes paresseux et le fameux quetzal qui, parait-il, vit ici et que nous n'avons pas réussi à voir.
Or le Quetzal est un oiseau mythique. Sacré pour les Mayas et les Aztèques qui prisaient ses plumes pour s'en orner, emblème du Guatemala qui a repris son nom pour sa monnaie, il est aussi symbole de la liberté car en captivité, le Quetzal se laisse mourir. Aujourd'hui, le Quetzal a pratiquement disparu des forêts guatémaltèques. C'est au Costa Rica qu'on en trouve une sous-espèce (Quetzal resplendissant), protégée dans les forêts tropicales humides et nuageuses d'altitude. Néanmoins, l'oiseau reste en danger d'extinction car son habitat se raréfie depuis quelques années avec l'abatage de l'arbre dont il picore les fruits.
Cependant, la chance avait été avec nous, dès le premier jour. C'était en montant au volcan Poas qu'un tico (costaricien) nous avait fait signe de la main sur le bord de la route pour nous montrer un couple de quetzal à porte de vue.
Ainsi, je ne pouvais que mêler son habitat à cet oiseau longtemps vénéré et dont sa survie est menacée. Les images s'enchainent avec celles du volcan Arenal et des musiques rythmée. L'habitat est exposé avec une certaine inquiétude au travers de la musique et d'une manière sous-jacente l'homme qui part à sa recherche. Difficile à voir. Ainsi, l'oiseau est visible que seulement à la dernière image.
Si le montage se tient... il me semblait qu'il pouvait gagner en force en accentuant un message que je n'avais pas envisagé au départ. D'une simple série présentant un décor, je pouvais "exprimer" plus. Ainsi, sans dénaturer cette série, vint l'idée de rajouter un petit texte sur le quetzal au final et un bruit de tronçonneuse annonçant la quête inéluctable de l'homme. A ce titre, les premières images s'affichent avec un rythme régulier, incessant et inébranlable comme l'homme moderne sure de toutes ces décisions. On le voit bâtir des passerelles, droites, sans fins, sans virage... mais aussi avancer dans le brouillard laissant sous entendre "où va-t-il? et pourquoi?". Le quetzal est introuvable... et pour cause! Son arbre nourricier est recherché et abattu par l'homme. Un combat effréné dans le brouillard sur les terres du Quetzal mais aussi de Vulcain. Est-ce qu'un jour peut-être, ce dernier aiderait a reprendre des droits sur les hommes ?
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